De la musique vocale de Lalande aux concertos pour clavier et violon de Corrette, en passant par l’unique grand motet conservé de Boismortier et les airs italiens de Campra désormais classés par tessiture : les dernières nouveautés des Éditions du Centre de musique baroque de Versailles témoignent de la richesse et de la diversité du répertoire français des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Trois nouveaux ouvrages viennent également enrichir le catalogue, consacrés à la carrière et aux pratiques scéniques des chanteurs de l’Opéra, à la gestion financière des spectacles et de la musique en Europe et aux premiers ateliers français de copistes de musique.
À découvrir dans les nouveautés



Concerto con violino primo e organo o cimbalo obbligato op. XXVI n°4
Concerto con violino primo e cimbalo o organo obbligato op. XXVI n°5
Concerto con violino primo e cimbalo o organo obbligato, flauto ad libitum op. XXVI n°6
Michel Corrette (1707-1795)
Collection orchestre
Édition de Victor Gavenda
Avec ces trois nouveaux volumes, le Centre de musique baroque de Versailles achève l’édition des concertos pour clavecin ou orgue et violon de l’opus 26 de Michel Corrette. Ces courtes pièces instrumentales d’une dizaine de minutes chacune sont probablement inspirées dans leur forme par Haendel que Corrette avait entendu à Londres.

Exaudiat te Dominus
Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755)
Collection Chœur et orchestre
Édition de Michel Quagliozzi
Exaudiat te Dominus, édité par le Centre de musique baroque de Versailles, est le seul grand motet de Boismortier conservé à ce jour. Compositeur fécond encore trop peu joué aujourd’hui, Boismortier connut pourtant plusieurs succès avec ses œuvres sacrées. Fidèlement restituée malgré l’histoire complexe de ces sources manuscrites, cette œuvre remet à l’honneur un pan méconnu de sa production.

Leçons de Ténèbres
Michel-Richard de Lalande (1657-1726)
Collection Voix soliste / Ensemble vocal
Édition de Thomas Leconte
Publiées par le Centre de musique baroque de Versailles, les trois Leçons de Ténèbres de Michel-Richard de Lalande s’inscrivent dans l’office des Ténèbres, dont la célébration connut à Paris, entre les années 1660 et 1735, un véritable engouement du public : les grandes congrégations faisaient appel à des chanteurs laïques pour rehausser l’éclat d’un dispositif liturgique déjà élaboré. L’édition, pour voix de dessus et basse continue, est également proposée dans une version avec réalisation de la basse continue : spécialistes comme amateurs pourront s’approprier ces œuvres sublimes, emblématiques du théâtre de la foi du XVIIIe siècle.

Miserere à voix seule
Michel-Richard de Lalande (1657-1726)
Collection Voix soliste / Ensemble vocal
Édition de Thomas Leconte
Le Centre de musique baroque de Versailles propose une version moins connue du Miserere à voix seule de Lalande, en alternance avec un faux-bourdon à trois voix égales présent dans la copie de S. de Brossard (1711). La partition laisse néanmoins la possibilité de diversifier les alternances (avec le plain chant ou le faux-bourdon) ou de varier les voix solistes pour souligner les contrastes internes du texte.

Le Concert d'Esculape
Michel-Richard de Lalande (1657-1726)
Collection Voix soliste / Ensemble vocal
Édition de Thomas Leconte
Le Concert d’Esculape de Lalande, publié par le Centre de musique baroque de Versailles dans la collection Voix soliste / Ensemble vocal, est une pièce vocale atypique. Plus proche de la cantate que du divertissement, cette œuvre pour quatre chanteurs et trio instrumental nous fait entrer dans l’intimité de la cour, du roi et de sa favorite, Madame de Montespan.
AIRS ITALIENS, VOLUME 1 pour dessus
AIRS ITALIENS, VOLUME 2 pour haute-contre et taille
AIRS ITALIENS, VOLUME 3 pour basse
André Campra (1660-1744)
Collection Recueils d'airs
Édition de Barbara Nestola et Julien Dubruque
Le Centre de musique baroque de Versailles réédite les partitions chant/clavier des Airs italiens de Campra, désormais réparties en trois volumes selon les tessitures : l’un pour dessus (soprano), le deuxième pour haute-contre et taille (ténor) et le troisième pour basse. André Campra renouvela le théâtre lyrique en France au début du XVIIIe siècle, notamment par ses opéras-ballets. Ces airs, pour la plupart inédits, invitent les chanteurs de toutes nationalités à aborder le style français par le biais de la langue italienne.
Livres

De la scène à l'alcôve
Les chanteurs de l'Opéra de Paris sous l'Ancien Régime (1669-1791)
Benoît Dratwicki
Édition Brepols – collection Music History and Performance: Practices in Context dirigée par Christine Jeanneret
Dans De la scène à l’alcôve, Benoît Dratwicki, chercheur et directeur artistique au Centre de musique baroque de Versailles, étudie les chanteurs solistes de l’Opéra de Paris sous l’Ancien Régime. De leur formation à leur retraite, l’ouvrage replace les interprètes au cœur de la création lyrique et de la représentation théâtrale, en abordant leur carrière, leurs pratiques scéniques et leur place dans la société du temps.

Les extravagances nécessaires
La gestion financière des spectacles et de la musique en Europe aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles
Sous la direction de Francesca Fantappiè
Édition Brepols – collection Epitome musical dirigée par Philippe Vendrix
Dans le prolongement du projet de recherche SPECTACLECONOMICS, accueilli par le Centre de musique baroque de Versailles, Les extravagances nécessaires explore la gestion économique des arts du spectacle dans l’Europe des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles. À travers l’étude des fêtes, du théâtre et de la musique, cet ouvrage collectif interroge l’organisation, le financement et les enjeux sociaux, culturels et politiques de ces productions éphémères.

Les premiers copistes en musique français jusqu’à l’époque de Campra
Travaux, ateliers, institutions
Sous la direction de Pascal Denécheau et Laurent Guillo
Édition Brepols – collection Musique : Sources – Recherche – Interprétation dirigée par Denis Herlin, Achille Davy-Rigaux et Thomas Vernet
Partenariat Fondation Royaumont/IReMus/CMBV
Issu du projet AteCop, porté par le Centre de musique baroque de Versailles et l’IReMus, cet ouvrage est consacré aux premiers copistes en musique français et à leurs pratiques. Il explore la diversité de leurs profils, de leurs méthodes de travail et des cadres dans lesquels ils exerçaient, seuls ou au sein d’ateliers et d’institutions.
