Dans De la scène à l’alcôve, Benoît Dratwicki, chercheur et directeur artistique au Centre de musique baroque de Versailles, étudie les chanteurs solistes de l’Opéra de Paris sous l’Ancien Régime. De leur formation à leur retraite, l’ouvrage replace les interprètes au cœur de la création lyrique et de la représentation théâtrale, en abordant leur carrière, leurs pratiques scéniques et leur place dans la société du temps.
Editions Brepols
De la scène à l'alcôve
Les Chanteurs de l'Opéra de Paris sous l'Ancien Régime (1669-1791)
Benoît Dratwicki (CMBV – CESR)
Créée en 1669 par Perrin et Cambert, puis confiée à Lully en 1672, l’Académie royale de musique (l’Opéra de Paris) est la plus prestigieuse des institutions musicales du Royaume jusqu’à la Révolution. Si les œuvres qui forment son répertoire et leurs auteurs sont aujourd’hui relativement bien connus, les artistes qui la composent – instrumentistes, danseurs et chanteurs – sont restés dans l’ombre. Le présent ouvrage vient combler ce manque, en se proposant d’étudier la troupe de chanteurs solistes de l’Opéra tant d’un point de vue administratif, qu’artistique et social, replaçant le chanteur au cœur de la création lyrique et de la représentation théâtrale, mais aussi de la société du temps. De sa formation à sa retraite, dans son rapport aux auteurs, à la direction et au public, c’est l’ensemble de la carrière lyrique qui est décrite et analysée. Les pratiques scéniques – jeu et déclamation – sont mises en perspective avec leur environnement scénographique (salles, décors, machines, costumes et accessoires), leur enseignement et leur transmission au fil des générations. En regard du « métier » de chanteur, c’est aussi « l’état » de chanteur qui est étudié, dans son rapport à la société d’Ancien Régime, et tout particulièrement à la religion, la notoriété, le sexe et l’argent.
