La deuxième séance du séminaire consacré à la cantate en France au XVIIIe siècle aura lieu le mercredi 23 juin à la Fondation Royaumont, de 10h à 13h. Il sera également possible de la suivre en webinaire.
Accès au webinaire :
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Intervenants :
- Marie Demeilliez (Université Grenoble-Alpes, Institut Universitaire de France)
L’accompagnement des cantates françaises
Une réflexion sur l’interprétation des cantates pose nécessairement la question de l’accompagnement : quels instruments pour jouer la basse continue ? pour réaliser l’accompagnement harmonique ? quelle manière de déployer les accords ? les réponses ne sont pas univoques, car le contexte du concert est varié et que la manière d’accompagner évolue au cours de la première moitié du XVIIIe siècle. Une relecture des nombreuses méthodes d’accompagnement sur la basse continue rédigées à destination des amateurs de musique, à la recherche des indications particulièrement adaptées à l’exécution de cantates, genre prisé dans les salons, que l’on confrontera aux partitions et à quelques témoignages (littéraires ou iconographiques) sur le contexte d’interprétation des cantates, fournit cependant quelques pistes de réponses.
- Laura Naudeix (Université Rennes-II)
Représentation et théâtralité : hypothèses de jeu pour la cantate française
Le propos sera de revenir sur les conditions d’exécution de la cantate française et aux questions de jeu qui se présentent à l’interprète vocal. Souvent assimilée abusivement à un « opéra miniature », cette forme est en effet moins une forme dramatique qu’une manière de donner à entendre des situations d’énonciations musicales les plus variées possibles. La popularité fulgurante du genre imaginé par le poète Jean-Baptiste Rousseau peut d’abord s’expliquer par le fait qu’il l’a transformé en un une sorte de jeu de société, autorisant les interprètes à se saisir d’un prétexte ludique et agréable pour se mettre en scène auprès de leur entourage, pensé comme un cercle intime, à peine élargi aux membres d’une société choisie. Elle est alors susceptible alors de procurer un outil de communication voire de séduction dans le contexte des salons de musique, où elle détrône l’air sérieux.
Toutefois, au travers des autres stratégies de construction poétique qui se multiplient ensuite et tendent à procurer, cette fois-ci au compositeur, des occasions de briller, nous essaierons de situer le genre par rapport aux pratiques scéniques contemporaines, théâtre parlé et opéra, qui cultivent des stratégies de valorisation moins du personnage chantant que de la figure de l’acteur-orateur.
C’est dans ces deux cadres, l’atmosphère privée de la chambre de musique, et le prestige de la scène publique, que nous pouvons tenter des hypothèses pour l’interprète, d’un côté appelé à représenter les différents actants de l’allégorie poétique qui sert de base à la cantate française rousseauienne, de l’autre, encouragé à théâtraliser les variations de la musique.
- Ensemble Le Consort (dir. Justin Taylor)
Programme
- 10h - 13h : séminaire
- 14h30 - 17h30 : ateliers